Technologies du futur, pourquoi cette méfiance des voyageurs ?

La façon de voyager dans le futur risque de changer radicalement en raison des nombreuses innovations. Citons par exemple  les trains Hyperloop, les avions supersoniques, les autoroutes «intelligentes» ou les déplacements en drones autonomes, autant de nouvelles perspectives pour lesquels les voyageurs marquent un vif intérêt mais qui s’accompagne d’une certaine appréhension.

Tel est ce que révèle un sondage réalisé auprès de 6 008 consommateurs au Canada, en France, en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, commandé par Travelzoo.

Comment les gens s’attendent-ils à voyager à l’avenir?

Dans ce sondage, les consommateurs ont d’abord été interrogés sur la façon dont ils prévoient de voyager à l’avenir. Etant donné que les voitures autonomes sur les «autoroutes intelligentes» sont déjà testées, il n’est donc pas surprenant qu’un peu plus de la moitié des consommateurs (51%) s’attendent à les voir devenir la norme d’ici 2030. Viennent ensuite les avions fonctionnant avec des carburants alternatifs (36 %), et hyperloops (31%), qui sont déjà développés par une variété de marques établies et de start-up. Moins d’un tiers (28%) s’attendent à voir les vols supersoniques dans les 12 prochaines années – en dépit du fait que Concorde prouve que la technologie fonctionne, et des fabricants comme Boom Supersonic prétendant que les vols commenceront d’ici 2022.

Les voyageurs reconnaissent aussi, à une très large majorité, les avantages de ces nouvelles technologies, puisque près des trois quarts (74%) sont d’accord sur la réduction attendue des émissions, de la dépendance aux sources d’énergie traditionnelles. Les technologies amélioreront l’environnement. Beaucoup soulignent également les délais de déplacement anticipés plus rapides (88%) et la réduction du stress lié au voyage (63%) en tant qu’avantages.

Pourquoi les consommateurs sont-ils méfiants à l’égard de ces futures façons de voyager?

Cependant, lorsqu’il s’agit d’avions sans pilote ou de drones autonomes transportant des passagers, les voyageurs se montrent nettement moins enclin à les adopter, beaucoup plus prudents. Seulement un sur cinq (20%) pense qu’ils deviendront la norme d’ici 2030. Un scepticisme profond qui se traduit par le fait qu’ un pourcentage significativement plus élevé (38%) déclare préférer risquer la téléportation, une technologie qui n’existe même pas encore, pour se rendre à ou de leurs vacances.

La confiance dans les vols autonome est très faible parmi les répondants. Seulement 7% admettent préférer l’utiliser par rapport aux avions fonctionnant avec des carburants «alternatifs» (32%) ou un avion supersonique (31%). Dans l’ensemble, plus des trois quarts (76%) des voyageurs n’auraient pas assez confiance en la technologie sans pilote ou sans pilote pour voyager, et 78% des voyageurs déclarent qu’ils seraient «très» ou «assez» inquiets de sa sécurité et de sa fiabilité. 55% pour les avions supersoniques et hyperloops.

Les voyageurs ne veulent pas payer «beaucoup plus»

De plus, les consommateurs craignent que ces nouvelles formes de voyages ne soient accessibles qu’à quelques-uns. Huit sur dix croient que ce sera un luxe que peu peuvent se permettre, et 60% doutent qu’ils rendraient le voyage plus abordable. Seuls 4% des répondants déclarent être prêts à payer «beaucoup plus» qu’ils ne le font actuellement pour leurs voyages de vacances – ce n’est pas une bonne nouvelle pour les entreprises quand on sait les prohibitifs coûts initiaux de développement et d’infrastructure qu’exigent ces technologies, à leur lancement.

Par type de transport, les consommateurs ont tendance à associer rapidité et désirabilité, démontrant une certaine disposition à payer «beaucoup plus» pour les hyperloops(7% en moyenne en France, en Allemagne et en Espagne) et les vols supersoniques (10% au Royaume-Uni, 17% aux États-Unis) selon ce même sondage. En terme de transport, ils associent également les perceptions de luxe et de commodité.

Cependant, lorsque l’automatisation aura fait ses preuves, aura donc supprimé le besoin d’expertise ou de compétences humaines – comme les avions sans pilote ou les voitures sans conducteur -, les voyageurs s’attendent à payer moins cher pour utiliser ces modes de transport à l’avenir.

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