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3 défis majeurs de l’innovation en 2017

Cet article est un extrait du rapport intitulé  »The Most Innovative Companies 2016, an interactive guide. » (BCG rapport, Janvier 2017). Il a été librement traduit en français. En voici la version originale : Innovation 2016

Même une analyse rapide de la liste des 50 entreprises les plus innovantes du BCG 2016 souligne l’impact de la révolution numérique. Des géants technologiques de longue date figurent une fois de plus dans ce classement tandis que les nouveaux  »entrants », disrupteurs, tels que Uber et Airbnb ont rejoint la liste.

Autre tendance, le rôle croissant de l’innovation numérique est évident parmi les fabricants traditionnels comme General Electric et Daimler. Cette 11e enquête mondiale annuelle sur l’état de l’innovation montre que l’utilisation de la technologie pour obtenir un avantage en matière d’innovation n’est plus l’apanage seul des entreprises de technologie.

Les défis de l’innovation externe

Le rythme des changements axés sur la technologie est plus rapide que jamais auparavant. Nous assistons à la fois à un développement technologique plus rapide et à l’impact plus rapide de ces nouvelles technologies dans pratiquement tous les aspects des affaires (ainsi que la vie quotidienne). Dans cette course effrénée, les industries technologiques et les entreprises non spécialisées doivent continuellement être à la recherche de nouvelles technologies prometteuses, avant de les intégrer à leurs activités afin de capter le potentiel de ces marché issus de ces innovations.

Ce sont donc deux défis importants et distincts: trouver et développer.

En effet, il s’agit de trouver ces nouvelles innovations pertinentes. Or, cette course n’est pas sans rappeler la ruée vers l’or avec ses succès et ses terribles déceptions. Souvent, la découverte la plus excitante est un diamant brut : une utilisation inattendue pour une nouvelle technologie. Mais comment passer au stade suivant, c’est à dire, après la prospection, faire de cette découverte un avantage compétitif par l’innovation pour une entreprise. Autrement dit, faire de ce diamant brut, une véritable pierre précieuse.

Une solution est d’appliquer des outils d’analyse des données qui peuvent stimuler la productivité de l’innovation, par exemple en identifiant les tendances et les nouvelles orientations possibles à partir de sources externes disparates. Le fait d’exploiter des données provenant de sources multiples, par exemple des dépôts de brevets et des bases de données sur le capital-risque, a aidé des dizaines d’entreprises à mieux comprendre l’éventail des possibilités qui s’offrent à elles et à identifier des possibilités d’innovation.

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Silicon Valley, Apple, Californie

Surmonter la résistance interne

Beaucoup d’entreprises se heurtent à une résistance interne aux innovations. Il n’est pas rare de voir des départements ou des structures, menacés par l’innovation, qui cherchent à tuer ces idées venues de l’extérieur dans le but d’assurer leur propre survie.

Mais il y a plusieurs façons de faire coexister le meilleur de l’innovation interne et externe. A cet effet, des entreprises utilisent des approches différentes. Certains font des acquisitions – Cisco Systems est un exemple de premier plan – tandis que d’autres utilisent des arrangements commerciaux tels que l’octroi de licences pour accéder à des idées et à la propriété intellectuelle, une pratique courante dans les soins de santé.

Des fabricants, des détaillants, des institutions financières et d’autres ont mis en place des centres technologiques tels que la Silicon Valley et Boston avec l’objectif explicite d’exploiter la pensée et l’innovation fondées sur la technologie. Ces dernières années, les grandes entreprises ont cherché à imiter les startups en acquérant le capital-risque d’entreprise et parrainant des incubateurs et des accélérateurs. Cependant, il n’y pas une bonne méthode car tout dépend des circonstances.

Création de valeur grâce à l’innovation

L’innovation, c’est la création de valeur. Les clients affluent vers de nouveaux produits et modèles d’affaires. Les investisseurs ont offert de nouvelles sources de revenus. Considérons le cas d’Under Armour, qui a rejoint la liste des sociétés les plus innovantes en 2016. Une société spécialisée dans le domaine de l’habillement qui en termes de création de valeur se distingue par un rendement total des actionnaires de 42,5% sur les cinq ans de 2011 à 2015.

Appeler Under Armour une entreprise de vêtements reviendrait à dire qu’Apple est une société de matériel. Tout comme Apple innove sur la base de l’autonomisation des utilisateurs, Under Armour innove sur l’idée de rendre les athlètes meilleurs dans l’exercice de leur discipline. L’entreprise utilise la technologie dans tous les aspects de son activité. Cette approche a été conduite à partir des tissus de haute performance, la genèse de l’entreprise, sur les appareils portables de conditionnement physiques et connectés à une nouvelle entreprise, Under Armour Connected Fitness.

Cet effort, combiné à des ressources internes et acquises, vise à transformer la condition physique et la performance grâce à un écosystème d’appareils numériques, d’outils et de données qui aident les utilisateurs à planifier, surveiller, ajuster et améliorer leur condition physique et leurs activités sportives. Under Armour compte 175 millions d’utilisateurs dans sa communauté de remise en forme et enregistre 125 000 nouveaux utilisateurs chaque jour.

Son fondateur et PDG, Kevin Plank, a inventé un matériau anti-transpiration et qui permet de rester au sec pendant les séances d’entraînement. En 2013, il a acquis la société MapMyFitness, qui est devenue la fondation de Under Armour Connected Fitness. (Il avait utilisé l’application MapMyFitness lors de la course.) Au fur et à mesure que l’entreprise grandissait, Plank créait un laboratoire d’innovation.

Il a également acquis deux sociétés qui ont apporté non seulement des produits et des technologies, mais aussi des capacités d’ingénierie et des grandes communautés d’utilisateurs, dont Under Armour cherche à apprendre. Plank comprend que les données sont au centre de tout ce qu’il essaie de faire: il s’est concentré sur la saisie et l’utilisation de données tant pour les utilisateurs des produits Under Armour que pour les programmes d’innovation et de croissance de l’entreprise.

La société a même lancé une entreprise adjacente, qui offre aux autres marques l’accès à sa communauté, un moyen d’accroître la visibilité de leurs marques et de créer une affinité parmi les consommateurs partageant une préoccupation commune : leur forme physique.

Under Armour est une jeune entreprise qui a investi en terme d’innovation 17 milliards de dollars en moins d’une décennie. Comme dans de nombreuses entreprises qui utilisent des technologies numériques pour perturber leurs industries, l’innovation est au cœur de l’identité d’Under Armour et de ce qu’elle fait.

L’exemple d’une multinationale : BASF

Mais beaucoup de sociétés bien plus grandes et plus anciennes – plus de la moitié de la liste des 50 premières – ont été tout aussi novatrices pendant des décennies, et certaines depuis plus d’un siècle.

Prenons BASF. Un régulier sur notre liste des entreprises les plus innovantes. Selon le site Web de la société, une filiale dédiée, BASF New Business, suit les tendances à long terme et les sujets innovants de l’industrie et de la société, analyse leur potentiel de croissance et vérifie si les nouveaux secteurs d’activité potentiels correspondent bien à BASF. L’équipe à sa tête identifie de nouveaux secteurs d’activité et évalue comment l’expertise chimique et technologique de BASF peut favoriser leur développement. L’Innovation Verbund de l’entreprise facilite les connexions avec toutes sortes de sources extérieures d’innovation potentielle.

Malgré leur statut de grandes multinationales, aux activités multi-produits, des sociétés comme BASF ont réussi à maintenir une vitalité de leur innovation. Elles ont trouvé des façons d’appliquer les avantages des révolutions numériques et le traitement des données à la transformation de leurs propres industries. Il y a des possibilités pour beaucoup d’autres entreprises de suivre leur exemple et faire de même pour transformer leurs performances en termes d’innovation.

Rome, 5 étapes artistiques incontournables

Il y a plus de 2000 ans, le poète romain Ovide a parlé de sa ville comme «Urbs Aeterna» («la ville éternelle»), anticipant une culture urbaine sans précédent qui survivrait effectivement aux âges. Aujourd’hui, le surnom de Rome est un hommage à près de 3 000 ans d’art et d’architecture, allant des sculptures idéalisées des anciens Romains au plafond peint à la main de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine. Au-delà des lieux touristiques traditionnels du Colisée et du Vatican, pur la vue Rome est un plaisir sans cesse renouvelé, ou à chaque coin de rues se révèle un véritable et inestimable trésor architectural.

Voici 5 étapes artistiques incontournables à Rome :

Galerie Doria Pamphilj
A ne pas manquer le magnifique palais du 17ème siècle de la famille Doria-Pamphilj. Une famille influente dans l’histoire religieuse et politique de Rome. Le pouvoir et le prestige de la famille Doria-Pamphilj sont encore perceptibles au travers de la vaste collection de peintures, de sculptures et de meubles d’art qui sont exposés au public. La collection est exposée dans les magnifiques salles et des galeries du palais, extravagamment décorées avec des plafonds dorés et ornés de fresques. Cette opulence décorative se poursuit dans la chapelle, avec des colonnes corinthiennes de marbre coloré encadrant l’entrée du cadavre momifié de Saint Théodora. Depuis son ouverture au public en 1950, le palais a été adapté pour accueillir certaines des pièces les plus anciennes de la collection, y compris le Centauro Furietti Vecchio, une sculpture romaine d’un centaure en marbre rouge et noir frappant. Avant de retourner dans la foule de la Via del Corso, assurez-vous de vous promener dans la cour tranquille du palais.

Palais Cipolla
A quelques minutes de la Galleria Doria Pamphilj se trouve le Palazzo Cipolla, la maison des expositions de la Fondazione Roma Arte-Musei. Pendant que la fondation célèbre le patrimoine artistique de l’Italie, le Palazzo Cipolla se consacre à l’innovation de ses nombreux artistes modernes internationaux. Les expositions passées ont présenté les travaux d’Andy Warhol, de Georgia O’Keeffe et d’Edward Hopper. Cette année, en réponse à la controverse suscitée par les changements politiques de 2016, se tient une exposition de l’artiste britannique Banksy: War, Capitalism & Liberty. L’exposition est un amalgame de peintures, d’estampes, de sculptures et d’objets de collections privées du monde entier, et se déroulera de mai à septembre.

Galerie Borghese Rome

Galerie Borghese
Les jardins sereins, d’inspiration anglaise de la Villa Borghese figurent parmi les étapes favorites des touristes qui veulent échapper à l’agitation de la ville lors d’un après-midi. Dans les bâtiments des vastes jardins se trouve la «reine de toutes les collections d’art privées», recueilli par le cardinal Scipione Borghese il y a environ quatre cents ans. En tant que neveu du Pape, Scipione profite de sa richesse familiale pour acquérir des peintures, des sculptures et des antiquités des artistes les plus renommés. La Galleria Borghese dispose d’une collection permanente de peintures de Raphaël, du Titien et du Caravage, ainsi que d’une salle dédiée aux mosaïques et sculptures anciennes. Jusqu’à la fin du mois de février, la galerie présentera Les origines de la nature morte: le Caravage et le Maître de Hartford, en regardant le développement de la nature morte, de ses origines romaines idéalisées aux représentations réalistes du peintre italien.

Palais Altemps
L’histoire se répète avecc l’histoire du cardinal Ludovico Ludovisi et de sa collection d’art: comme le neveu du pape Grégoire XV, Ludovisi a cherché des copies romaines de sculptures grecques classiques et hellénistiques et les a installés dans la villa Ludovisi entourée de ses jardins verdoyants. Contrairement à la villa Borghese, cependant, peu de ce qui appartenait originellement à Ludovisi survit. Heureusement, au début du XXe siècle, l’État italien a acheté une grande partie de la collection du Cardinal et plus d’une centaine de sculptures sont aujourd’hui exposées dans le Palazzo Altemps. Le palais du 15ème siècle commémore la tradition de collectionner parmi la noblesse italienne, les collections de diverses familles éminentes. Le Palazzo Altemps abrite des copies romaines de sculptures grecques par excellence, dont l’Aphrodite de Knidos par le sculpteur Praxiteles du 4ème siècle avant J.-C. – une des premières représentations en taille réelle de la nudité féminine.

MACRO musée
Envie de délaisser les sculptures anciennes et des peintures de la Renaissance? Visitez dans ce cas le Museo d’Arte Contemporanea di Roma (MACRO). MACRO se divise en deux endroits: une ancienne brasserie à Salario et un ancien abattoir dans la zone en plein gentrification de Testaccio – loin des grands palais et des villas. La collection se compose de 1200 œuvres d’art moderne et contemporain, datant des années 1960 à nos jours. Bien que MACRO s’éloigne de l’art traditionnel de Rome, le musée met en lumière le talent artistique que l’Italie a à offrir. Le catalogue des expositions est dominé par les artistes italiens, bien que certains noms européens et internationaux ont fait une apparition dans le passé, notamment l’artiste sud-africain William Kentridge. MACRO est actuellement l’hôte de la première exposition italienne pour le sculpteur britannique-indien, Anish Kapoor, en 10 ans, jusqu’à la mi-avril.

Source : 5 of the best art stops in Rome, Italy

Eric Sadin est une voix discordante et rare dans ce concert à l’unisson qui célèbre la numérisation de notre société, pour ne pas dire, de notre civilisation. Une numérisation qui fascine. Dont ses protagonistes les plus loués, les plus emblématiques sont les starts-up. Et ses créateurs adulés comme les super héros de nos temps modernes.

Médias, politiques, et toutes les générations vouent quasiment un culte à cette nouvelle ère qui s’impose à marche forcée et à une vitesse prodigieuse.

Cette numérisation emporte même la raison qui, pourtant, devrait nous tenir lieu, en tant qu’être humain, de garder tout discernement afin d’en comprendre les enjeux et, surtout, les (in) conséquences, présentes et futures, pour nos sociétés.

Comment expliquer cette fascination? Peut-être parce que, médias, décideurs, politiques, y voient la nouvelle déesse pourvoyeuses de milliers d’emplois, donc celle qui sauvera nos sociétés d’une stagnation qu’on nous annonce séculaire. Inéluctablement. Irréversiblement.

eric sadin la silicolinisation du monde

Eric Sadin, la silicolinisation du monde.

Face à cet  »aveuglement » comme le souligne avec force Eric Sadin, on aimerait que chaque responsable prenne un minimum de recul, se pose des questions de fond sur cette nouvelle ère sociétale et économique pour notre civilisation.

Il ne s’agit pas de jeter le bébé avec l’eau du bain, de rejeter dans son intégralité la numérisation qui comporte des bienfaits indéniables, encore faut-il se préserver de toute dévoiement nocif et d’abus dommageables en terme d’usages et de buts déclarés (parfois non avoués), mais plutôt de s’attarder, donc de se questionner, sur les problèmes que pose ce nouveau modèle.

Eric Sadin aborde, sans concession et de façon passionnante, les sujets sur lesquels des débats de fond sont absolument nécessaires et qui émergent, parfois avec brutalité en raison de la folle vitesse du rythme des innovations, fruit de cette numérisation (à outrance, totalisante) de nos sociétés ou pour reprendre le titre de son dernier ouvrage  »La silicolonisation du monde ».

Parmi les sujets clés que suscite cette numérisation, citons :

– L’effondrement du paradigme humain et son pendant la marchandisation intégrale de nos vies.
– La sophistication croissante de l’Intelligence Artificielle et la future place de l’homme. Allons-nous, malgré nous et ce que l’on prétend, vers une  »disqualification » de l’homme dans le travail voire dans la société.
– Dans le monde du travail, assistons-nous, sûrement mais doucement, à un dessaisissement de la décision humaine au profit de machines pré-programmées ou le droit à la contestation, la divergence est réduite à néant.
– La potentialité des techniques sur nos vies, leur incidence en termes d’intégrité physique et du respect de nos vies privées.
– L’omniprésence de la mesure quantification de nos vies, notamment par la prolifération de capteurs, des objets connectés.

Je ne cite que quelques unes des réflexions initiées par Eric Sadin. Et qui méritent de véritables débats et plus que tout une appropriation par les citoyens. Chaque citoyen devrait interpeller les candidats à la présidentielles sur ces sujets majeurs et malheureusement passés, la plupart, sous silence ou estropiés car ils n’ont pas voix au chapitre de cette enchantement aveugle collectif pour la numérisation.

Une numérisation qui, sans vigilance de notre part, risque, à moyen terme, de faire passer 1984 et sa dystopie pour une gentille fable. Dans son ouvrage George Owell parle d’un totalitarisme au sens politique. Or, la numérisation, sans garde-fou, sans contre-pouvoir, établira un totalitarisme d’une nature encore plus folle car il s’appliquera à notre moi intime, dans sa totalité sans aucune échappatoire.

Nouveau credo des discours et totem de nos politiques sacrés de nos sociétés, toutes critiques est perçu comme un sacrilège impardonnable. Même condamnable au même titre que celles et ceux qui blasphémaient contre la religion au temps de sa toute puissance.

Eric Sadin est un écrivain et philosophe, l’un des penseurs majeurs du numérique et de son impact sur nos vies et nos sociétés.
Son dernier ouvrage:  »La silicolonisation du monde ».
Son site internet : www.ericsadin.org

Facebook se concentre sur les petites entreprises avec la nouvelle Banque mondiale, étude de l’OCDE

Article publié sur le site web Forbes et rédigé par Kathleen Chaykowski . Libre traduction par mes soins afin de partager cette analyse. Article original: Facebook Focuses On Small Businesses With New World Bank, OECD Study

Une enquête qui dresse un état des lieux précis du type des petites entreprises qui utilisent Facebook comme levier numérique de développement et donne un portrait robot  riche d’enseignements des entreprises dirigées par des hommes et des femmes utilisant Facebook.

Facebook s’investi beaucoup dans la compréhension de la façon dont les petites et moyennes entreprises utilisent les outils numériques, non seulement parce qu’elles sont des clients essentiels, mais aussi parce que les petites entreprises fournissent la majorité des emplois à l’échelle mondiale.

L’enquête  »2017 Futur of Business »

Facebook a dévoilé l’enquête « 2017 Future of Business » auprès de la Banque mondiale et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) afin de fournir des données mensuelles sur les perceptions, les défis et les perspectives des petites et moyennes entreprises en ligne. L’étude s’étend sur 33 pays et plus de 140 000 petites entreprises utilisant Facebook Pages. Son objectif est d’aider les entreprises à apprendre les unes des autres et à les encourager à utiliser la technologie pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs selon Facebook.

L’enquête de cette année s’appuie sur un premier rapport publié en septembre, basé sur 17 pays. L’enquête a révélé que près d’un cinquième des petites entreprises ont créé des emplois au cours des six derniers mois.

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Facebook, profil des entreprises, enquête 2017

«Nous prenons nos responsabilités au sérieux comme un nouveau type de plate-forme, et la technologie doit fournir l’occasion à tout le monde d’y participer», selon Sheryl Sandberg, directrice financière et stratégique de Facebook.

Facebook, en tant que réseau en ligne et étendu de petites entreprises – plus de 60 millions de petites et moyennes entreprises possède une Facebook Page – en fait un partenaire naturel de cette enquête, selon Molly Jackman gestionnaire de recherche.

Conclusions de l’enquête : commerce international, création d’emplois et genre

Certaines des principales conclusions de l’étude portaient sur la relation entre l’utilisation des outils numériques et le commerce international; le genre et la confiance autour d’une entreprise; Et l’Internet comme force d’égalisation. Les conclusions aident à mettre en lumière la façon dont fonctionne l’économie mobile et numérique et comment elles pourraient contribuer à l’élaboration des politiques. Les résultats seront mis à jour mensuellement et partagés publiquement.

Concernant le commerce international, l’étude a constaté que les petites entreprises qui s’y livrent prospèrent. Et plus les petites entreprises utilisent les outils en ligne, plus elles sont susceptibles de s’engager dans le commerce international. Ce lien est important, selon l’enquête, car les petites entreprises qui font du commerce international – environ 17% des personnes sondées – sont plus confiantes quant aux perspectives actuelles et à court terme de leur entreprise par rapport aux non-commerçants et sont plus susceptibles de créer des emplois dans les six prochains mois que les non-commerçants. A savoir aussi que plus de 35% des fans de Pages sont en général internationaux, en hausse de 5% depuis 2015. A rappeler que plus d’un milliard de personnes sur Facebook se connecte à une entreprise appartenant à un autre pays que le sien.

En ce qui concerne le genre, l’étude a révélé que les entreprises dirigées par des femmes (définies dans l’étude comme des entreprises ayant au moins 65% de propriétaires ou de gestionnaires) étaient aussi confiantes que les entreprises dirigées par des hommes sur les perspectives actuelles et à court terme de leur entreprise. Et les entreprises dirigées par des femmes ont déclaré faire face aux mêmes défis que celles menées par des hommes. Actuellement, les entreprises dirigées par des femmes ont tendance à être plus petites et plus jeunes que les entreprises dirigées par des hommes. Les deux tiers des entreprises dirigées par des femmes sont des propriétaires uniques, comparé à environ la moitié des entreprises dirigées par des hommes. Et 28% des petites entreprises dirigées par des hommes ont plus de 10 ans, contre 18% des petites entreprises dirigées par des femmes, selon l’étude.

Le fait qu’il y ait de façon disproportionnée moins d’entreprises dirigées par des femmes dans de nombreux pays souligne que les femmes sont confrontées à de plus grandes barrières à l’entrée que les hommes parce que globalement, les femmes ont moins accès à l’éducation, à la formation et au financement nécessaires pour démarrer une entreprise. Les entreprises dirigées par les femmes interrogées étaient également plus susceptibles que les entreprises dirigées par des hommes d’exploiter les outils en ligne pour faire de leur entreprise une réussite.

Le tourisme international ne connaît pas visiblement la crise au regard des derniers chiffres et tendances par région du monde.

Selon le dernier Baromètre OMT du tourisme mondial, les arrivées de touristes internationaux ont augmenté de 3,9% pour atteindre un total de 1 milliard 235 millions. En 2016, le nombre de touristes (visiteurs qui passent la nuit) ayant réalisé un voyage international a progressé de quelque 46 millions par rapport à 2015.

2016 a été la septième année consécutive de croissance soutenue depuis la crise économique et financière mondiale de 2009. Il faudrait remonter aux années 60 pour trouver une telle séquence de croissance solide et ininterrompue. Par rapport au record atteint en 2008 avant la crise, cela fait 300 millions de touristes internationaux de plus qui ont sillonné le monde en 2016. Les recettes du tourisme international se sont accrues à un rythme similaire au cours de cette période (les résultats concernant les recettes de 2016 seront présentés en mai).

Les experts restent optimistes sur 2017

La dernière enquête du Groupe d’experts de l’OMT fait état d’une confiance soutenue en 2017 ; en effet, la grande majorité (63%) des quelque 300 répondants prévoit des résultats « meilleurs » ou « bien meilleurs » qu’en 2016. Le score du Groupe pour 2017 étant pratiquement identique à celui de 2016, la croissance devrait se maintenir à un niveau similaire.

Compte tenu des tendances actuelles, de la vision du Groupe d’experts de l’OMT et des perspectives économiques, l’OMT prévoit une augmentation de 3 à 4% des arrivées de touristes internationaux dans le monde en 2017. Cette expansion devrait se situer entre 2 et 3% pour l’Europe, 5 et 6% pour l’Asie et le Pacifique et pour l’Afrique, 4 et 5% pour les Amériques, et 2 à 5% pour le Moyen-Orient où la volatilité est plus élevée.

le tourisme international en plein essor en 2016

Résultats régionaux 2016

En Europe, les résultats ont été plutôt contrastés. Diverses destinations ont été affectées par des problèmes de protection et de sécurité des touristes. Les arrivées internationales se sont montées à 620 millions en 2016, soit 12 millions (+2%) de plus qu’en 2015. L’Europe du Nord (+6%) et l’Europe Centrale (+4%) ont enregistré des résultats satisfaisants alors qu’en Europe méridionale méditerranéenne les arrivées n’ont progressé que de 1% et qu’en Europe occidentale les résultats ont stagné.

L’Asie et le Pacifique (+8%) s’est classée en tête de la croissance des régions, en termes relatifs et absolus, avec 24 millions d’arrivées de touristes internationaux de plus en 2016, soit au total 303 millions. La croissance a été prononcée dans les 4 sous-régions avec des taux de croissance de 10% en Océanie, 9% en Asie du Sud et 8% en Asie du Nord-Est et en Asie du Sud-Est.

Les Amériques ont accueilli 8 millions de touristes internationaux de plus (+4%), soit au total 201 millions, consolidant les résultats robustes des deux dernières années. La croissance a été légèrement plus accentuée en Amérique du Sud et en Amérique centrale (+6% dans les deux cas), laissant aux Caraïbes et à l’Amérique du Nord environ 4% d’arrivées supplémentaires.

Les données disponibles concernant l’Afrique montrent un bond de 8% des arrivées internationales en 2016 après deux années problématiques. Cette progression, qui représente 4 millions d’arrivées supplémentaires, donne un total de 58 millions. L’Afrique subsaharienne (+11%) vient en tête tandis qu’une reprise progressive s’est amorcée en Afrique du Nord (+3%).

Le Moyen-Orient a accueilli 54 millions d’arrivées de touristes internationaux en 2016, soit environ 4% de moins qu’en 2015, avec des résultats contrastés suivant les destinations. Les chiffres relatifs à l’Afrique et au Moyen-Orient, calculés à partir de données disponibles limitées, doivent être maniés avec prudence.

Qu’est-ce que l’informatique affective et comment les machines émotionnelles pourraient-elles changer nos vies?

Ci-dessous voici la traduction libre d’un article passionnant paru le magazine américain Forbes et écrit par Bernard Marr.

Le lien de redirection vers l’article sur le site :What is Affective Computing And How Could Emotional Machines Change Our Lives?

Comment votre ordinateur réagirait si vous sembliez frustré ou contrarié? Votre téléphone pourrait-il vous réconforter si vous étiez triste après avoir reçu un appel? Est-ce que votre maison intelligente peut ajuster la musique, l’éclairage ou d’autres aspects de l’environnement autour de vous après avoir eu une mauvaise journée au travail – sans l’avoir demandé?

Il peut sembler exagérer, mais les ordinateurs qui peuvent lire vos émotions et avoir un certain niveau de «l’intelligence émotionnelle» ne sont pas loin. Le champ s’appelle l’informatique affective, et il est développé pour être utilisé dans de nombreuses applications.

L’informatique affective n’est pas un nouveau domaine, mais il devient de plus en plus pertinent aujourd’hui, surtout si vous les combinez au Big Data, à la robotique et à l’apprentissage automatique.

Pourquoi voulons-nous un ordinateur qui soit en empathie avec nous?

Les émotions sont une partie fondamentale de l’expérience humaine – mais elles ont longtemps été ignorées par le développement technologique parce qu’elles semblaient difficiles à quantifier et parce que la technologie n’existait pas vraiment pour les lire. Cela a entraîné des expériences parfois frustrantes pour les utilisateurs.

Si vous avez déjà été en colère contre les assistants «utiles» dans les programmes d’aide informatique, vous savez de quoi je parle.

Des programmes sont en cours de développement qui peuvent utiliser des expressions faciales et des micro-expressions, la posture, les gestes, le ton de la voix, la parole et même le rythme ainsi que la température de vos mains pour enregistrer les changements dans l’état émotionnel d’un utilisateur. Caméras et autres capteurs envoient les données à des algorithmes d’apprentissage qui déterminent ce que votre état émotionnel pourrait être – et ensuite réagir en conséquence.

informatique affectiveEt les applications de ces outils sont pratiquement illimitées. Les programmes d’apprentissage en ligne pouvaient détecter automatiquement lorsque l’apprenant éprouve des difficultés et offrir des explications ou des informations supplémentaires. L’ E-thérapie pourrait fournir des services de santé psychologiques en ligne et être aussi efficace que le conseil en personne.

Des sociétés dont la BBC, CBS CBS, Coca-Cola et Disney sont déjà en partenariat avec une société leader dans la reconnaissance des expressions faciales, Affectiva, pour tester l’efficacité des publicités, et comment les téléspectateurs réagissent aux bandes-annonces de films et à la télévision montre.

La société travaille maintenant avec «une très grande entreprise de véhicules japonais» pour créer une technologie embarquée qui peut sentir lorsque vous êtes somnolent ou distrait, et peut contacter les services d’urgence ou un ami ou un membre de la famille dans une situation d’urgence.

Microsoft a même récemment testé un soutien-gorge qui peut détecter les niveaux de stress et d’avertir les femmes de ne pas trop manger!

D’autres applications sont créées, par exemple, pour aider les gens concernant l’autisme. Les personnes atteintes d’autisme ont généralement de la difficulté à reconnaître les émotions des autres et de petits appareils portables peuvent aider à les alerter sur les émotions d’une autre personne pour les aider à réagir et à interagir dans des situations sociales.

Un autre dispositif médical peut alerter le porteur sur les modifications de ses données biométriques (fréquence cardiaque, température, etc.) dans les moments précédant, pendant et après une crise épileptique dangereuse.

Des laboratoires travaillent sur des appareils capables de détecter tout, de la douleur à la dépression – ce qui peut être difficile à diagnostiquer avec précision. L’idée est de remplacer l’échelle subjective de la douleur qui demande aux patients d’évaluer leur propre niveau de douleur de 1 à 10. Des programmes pourraient surveiller les mouvements associés à la douleur chronique et de fournir des suggestions de physiothérapie pour le soulager.

L’âge des machines émotionnelles est à venir

De même que «l’intelligence artificielle» n’est pas la même que l’intelligence humaine (les ordinateurs «pensent» de façon fondamentalement différente du cerveau humain), les machines «émotionnelles» ne seront pas vraiment émotives.

Mais en combinant l’informatique affective avec l’apprentissage mécanique, les grandes données et la robotique, nous approchons de ce temps où les machines au moins semblent nous répondre avec sympathie et incluant cette dimension émotionnelle.

Votre réfrigérateur pourrait vous suggérer de faire la crème glacée ce soir parce que vos niveaux de stress sont élevés. Votre voiture pourrait vous avertir de conduire prudemment parce que vous semblez tendu. Votre téléphone pourrait vous encourager à prendre des pauses parce que vous êtes frustré.

Des robots existent déjà qui peuvent reconnaître les visages des différents membres de la famille et réagir en conséquence. Bientôt ils seront capables de reconnaître vos émotions ainsi et d’offrir des suggestions utiles.

Et l’âge de l’ordinateur « émotionnel » sera sur nous.

Bernard Marr est l’auteur de best-seller et conférencier. Son nouveau livre: «Big Data dans la pratique: Comment 45 entreprises ont réussi à utiliser l’analyse des Big Data pour livrer des résultats extraordinaires »

Le Welcome City Lab, plateforme d’innovation de Paris&Co dédiée au tourisme, lance son appel à candidatures destiné à recruter la promotion 2017 de son programme d’incubation. Il porte sur les domaines stratégiques définis avec ses fondateurs : Aéroports de Paris, Air France, Amadeus, Carlson Wagonlit Travel, Direction Générale des Entreprises (DGE), Galeries Lafayette, Skyboard, RATP, Sodexo Prestige, Viparis, Mairie de Paris, Bpifrance, Office du tourisme et des Congrès de Paris.

Les startups intéressées pour intégrer l’incubateur du Welcome City Lab sont invitées à candidater dès aujourd’hui pour intégrer ce programme unique offrant un large panel de services : accompagnement, accès à des financements privilégiés, à des espaces de conférence et de co-working, à un important réseau de conseils et de partenaires industriels.

appel a candidature 2017 welcome city labL’appel à candidatures s’adresse aux entreprises innovantes de moins de 3 ans, françaises ou non-françaises :

En phase d’amorçage : en cours de développement d’une première offre ou l’ayant déjà finalisé, ayant validé son adéquation avec le marché au travers d’une étude préalable ou auprès d’au moins un bêta testeur ou client. Les sociétés en cours de création sont éligibles (mais elles devront être crées avant leur entrée en incubation)
En phase de décollage : disposant d’une première offre industrialisée et commercialisée, déjà vendue à un ou plusieurs clients
Les projets devront exclusivement couvrir un ou des domaines présentés « Domaines Couverts ».

Les critères suivants contribueront au choix des lauréats :

le caractère innovant du projet, du concept ou du service,
le potentiel économique de l’entreprise et la capacité à créer des emplois à Paris
la crédibilité et le sérieux du business plan
la contribution à l’attractivité touristique de Paris
le potentiel de diffusion de l’innovation à l’échelle internationale
la complémentarité des porteurs de projet.

Cet appel à candidatures sera ouvert jusqu’au Jeudi 19 janvier 2017 à minuit.

Les entreprises sélectionnées pourront intégrer le Welcome City Lab à partir de mars 2017 en fonction des places disponibles.

Les entreprises non retenues pourront accéder à un programme d’animations mis en place par le Welcome City Lab à l’intention de l’ensemble des acteurs des secteurs considérés.

Participer à l’appel à candidature de Welcome City Lab 

L’Afrique est régulièrement appréhendée comme un nouvel eldorado en termes de consommation dans les décennies à venir. L’émergence d’un relais de croissance à fort potentiel au moment ou la croissance s’essouffle ou stagne sur le Vieux continent par exemple.

Ainsi, si les projections tiennent, l’Afrique aura plus de 1,1 milliard de consommateurs d’ici 2020, plus que les populations d’Europe et d’Amérique du Nord réunies. Et les revenus augmentent. En 2020, l’Afrique aura deux fois plus de consommateurs aisés que le Royaume-Uni.

Ci-dessous les résultats de plusieurs enquêtes menées par le cabinet de consulting BCG. Les opportunités et les défis plusieurs pays africain ont été explorés.

A lire impérativement si vous nourrissez des ambitions commerciales et industrielles sur le continent africain.

Leurs recherches montrent que les consommateurs africains sont très optimistes et désireux de dépenser. Une large gamme de produits et de services ont déjà trouvé des acheteurs enthousiastes. Et certains produits-comme les téléphones mobiles sont une plus grande priorité que la nourriture dans certaines régions.

africa new market 2016Parmi les faits saillants, il faut retenir que les zones rurales et l’Ethiopie sont deux marchés émergents à fort potentiel de croissance. 75% des consommateurs africains ayant accès à Internet sont en ligne via leurs téléphones mobiles; en conséquence, la croissance du marché des services financiers mobiles pourrait exploser, en particulier étant donné que les consommateurs manquent d’accès aux services bancaires traditionnels.

Pour les entreprises multinationales (EMN) dans l’espoir de capitaliser sur le marché croissant des consommateurs du continent, l’un des plus grands défis est de trouver des réponses aux questions cruciales suivantes:

Quels sont les niveaux de revenu qui influent le plus sur la consommation?
D’où vient la demande qui alimente la croissance ?
Quels sont les produits et les marques commandés en priorité ?
Où les acheteurs achètent des articles spécifiques, et quel est l’état du commerce électronique?
Comment les préférences et les comportements des consommateurs diffèrent dans les différents pays?
Quels sont les marchés émergents sont à surveiller?

Le résultat est une base de données quantitative détaillée qui prend en charge la théorie des nouvelles classes non pas par consommateur, mais plutôt à travers le continent. Les pays, les marchés et les consommateurs africains ont différents goûts tout comme les préférences et les comportements. La compréhension de ces différences est essentiel en essayant de faire des percées.

Résultats qui ont fait l’objet de différentes synthèses thématiques et ainsi être appréhendés comme des outils par les entreprises dans le développent des stratégies idoines en Afrique. Nous avons divisé nos résultats en quatre sections:

« Pulse Consumer Check »: Un aperçu des résultats de l’enquête sur les comportements d’achat, les marques, et les influenceurs d’achat

« Le consommateur Connected africain »: l’accès à Internet mobile, de nouvelles opportunités d’affaires, et la croissance du marché des services financiers mobiles

« Market Watch « : L’indice du marché Attractivité et une plongée profonde dans les marchés émergents de l’Afrique rurale et de l’Ethiopie

« Channel Insights » « : Où les Africains font leurs achats pour des produits spécifiques, et comment pénétrer débouchés commerciaux traditionnels

Pour lire l’étude en détails : African Consumer Sentiment 2016: The Promise of New Markets

L’Intelligence Artificielle a progressé de façon spectaculaire en obtenant des résultats qui ont fair parlé d’eux au cours des dix dernières années. L’Intelligence Artificielle par ses implications à venir qui vont révolutionner nos vies, personnelles et professionnelles, fascine comme elle inquiète.

Pourtant, le recours croissant de l’Intelligence Artificielle dans le monde du travail, pour l’entreprise, semble inexorable.

Comment l’utiliser, l’appréhender au sein d’une entreprise, en faire un avantage concurrentiel ?

Telles sont des réflexions livrées par un des plus grands analystes et experts ci-dessous. Interview traduite d’une publication en anglais issue du blog BCG Perspectives.

L’intelligence artificielle a obtenu des victoires éclatantes au cours des dernières années. Tout d’abord, Deep Blue d’IBM a battu le champion d’échecs Garry Kasparov. Watson a battu deux des plus grands champions de Jeopardy. Et plus récemment, un programme informatique sophistiqué appelé AlphaGo a battu au Go champion du monde en titre à Séoul.

Poussé par les grandes données, analyses complexes, et la programmation de plus en plus sophistiqués, L’Intelligence Artificielle surprend même les observateurs de l’industrie avec ses avancées rapides.

Ces technologies peuvent être appliquées aux entreprises et en quoi confèrent-elles un avantage concurrentiel?

Irving Wladawsky-Berger est particulièrement bien placé pour répondre à cette question. Il a passé 37 ans chez IBM, où il a été en charge d’identifier les technologies émergentes et la surveillance des développements qui pourraient avoir une incidence sur l’avenir de l’industrie des TI. Depuis sa retraite, il agit à titre de conseiller stratégique pour les clients de premier ordre, enseigne en tant que professeur invité à la Sloan School of Management du MIT, écrit un blog hebdomadaire, et contribue régulièrement au CIO Journal du Wall Street Journal.

Ci-dessous extraits d’une conversation entre Wladawsky-Berger et Martin Reeves, associé principal BCG et le leader du BCG Institut Henderson de l’entreprise.

A Conversation with Technology Strategist Irving Wladawsky-BergerQuelles sont les limites de ce qui est actuellement possible? Qu’est-ce que nous ne pouvons pas faire encore avec l’intelligence artificielle?

Tout au long de l’histoire de l’informatique, l’informatique a toujours été très bon à résoudre un problème quand il est relativement bien défini.

La question intéressante est, à quel moment pouvons-nous commencer à regarder nos machines intelligentes pour inventer leurs propres jeux, à inventer leurs propres problèmes? Ou, comme vous l’avez écrit dans vos articles, de développer leur propre stratégie au lieu d’être de superbes outils pour nous aider à résoudre une stratégie humaine.

Que faudrait-il faire pour convertir les derniers avantages de l’intelligence artificielle en avantage concurrentiel?

Ce qui est le plus important est de prendre la technologie et d’en faire une application très utile, où la technologie serait l’équivalent des cables qui la font fonctionner.

Laissez moi donner un exemple. A mon avis, la  »killer application » pour l’Internet a été cette notion de self-service pour le client. Avant Internet, si vous vouliez acheter une voiture et vous ne saviez pas quelle voiture acheter, il fallait obtenir des brochures, visiter différents concessionnaires automobiles, et obtenir beaucoup d’informations.

Une fois que l’Internet est apparu, vous pouviez faire toutes les recherches vous-même. Au moment d’aller chercher la voiture, vous en saviez autant que le concessionnaire voire ouvent plus. Je pense que ce qui fait la valeur d’entreprise c’est quand la technologie utilisée se traduit en quelque chose que les gens apprécient vraiment tout en ignorant cette technologie.

Sur quelles applications tueuses de l’intelligence artificielle pariez-vous qui vont changer la donne pour nous?

Un certain nombre d’entre elles sont déjà là. Par exemple, la recherche sophistiquée qui substitue progressivement la recherche contextuelle à l’analyse textuelle. Nous sommes tellement habitués à chercher, nous ne pensons pas comme une application AI.

C’est une application très simple, mais comme d’habitude avec des ordinateurs, quand vous comprenez pas comment l’application fonctionne, cela semble presque toujours trivial. Au contraire, quand vous ne saisissez pas le fonctionnement, vous l’associez à de la magie.

La navigation est une application très sophistiquée en soi qui obtient certains résultats parmi un nuage de possibilités obtenus avec toutes sortes d’algorithmes intéressants. Je pense que nous allons continuer à faire de plus en plus en plus de progrès. Chaque étape vous donne l’impression d’une progression graduelle mais, en fait, quand vous regardez en arrière, la somme totale de ces étapes supplémentaires est un résultat phénoménal.

Imaginons qu’un je sois un PDG qui veut éviter de se lancer trop tôt sur le marché de l’AI, mais ne veut pas manquer le bateau, comment dois-je concentrer mes efforts? Que devrait faire mon entreprise?

Je conseille toujours de passer du temps avec les gens les plus intelligents que vous connaissez, parce que les connaissances et les idées sont absorbés par osmose. Vous parlez aux gens et vous obtenez des idées. Ceci dit, ils ne sauront pas quelles idées ils vous ont donné seront applicables à votre entreprise. Mais vous, vous savez, et vous êtes celui qui reliera ce qu’ils disent à un problème dans votre entreprise que vous ne pouviez pas résoudre avant et que maintenant vous pourriez être en mesure de surmonter. Je recommande aussi aux entreprises d’expérimenter en permanence sur leur marché.

La Direction générale des entreprises (DGE) a conduit une étude pour dresser le portrait robot des entreprises touristiques qui innovent dans notre pays. Voici les principales conclusions issues de ce  rapport très détaillé résumé par le cabinet MKG.

L’innovation et le tourisme en France

Les entreprises innovant dans le tourisme sont majoritairement jeunes : plus de 60% d’entre elles ont moins de 5 ans, et les trois quarts ont moins de 10 ans. L’innovation dans le tourisme est donc génératrice de nouveaux emplois et de nouvelles entreprises. Ces entreprises de création récente peuvent toutefois nécessiter un certain soutien pour croître et perdurer.

Par ailleurs, la moitié des entreprises de l’échantillon n’emploient aucun salarié et les trois quarts comptent moins de 5 salariés.

Ce profil de structures de petite taille correspond aux entreprises présentes dans les incubateurs, mais également à celles du secteur touristique, très atomisé et dominé par les TPE et PME. Ce type d’entreprises n’a pas toujours les ressources financières suffisantes, ni le temps opérationnel pour innover et investir davantage, et doit à cet égard bénéficier d’une attention particulière. Par ailleurs, les petites structures présentent un potentiel de croissance important, leur permettant également de grossir en taille, si elles sont stimulées et encouragées par des dispositifs incitatifs.

Les entreprises innovantes s’adressent essentiellement aux opérateurs touristiques (68% d’entre elles) mais aussi pour plus de la moitié à l’usager final (58%), notamment l’innovation est développée au sein d’une entreprise dont l’activité est caractéristique du tourisme.

Les parties prenantes des entreprises innovantes recouvrent globalement tous les secteurs. L’hébergement et les sites touristiques sont en tête, concernés par plus de 30% des entreprises innovantes.

Géographie de l’innovation

tourisme innovations et perspectivesLes entreprises innovantes sont inégalement réparties sur le territoire, reflétant les équilibres conjugués de la démographie, de l’attractivité des « métropoles créatives », et de l’implantation historique du tourisme et de ses composantes dans le tissu économique local. Les départements les plus peuplés et les plus touristiques sont logiquement les plus créatifs, grâce à un tissu économique plus dense et la présence de grandes agglomérations

La carte française des entreprises innovant dans le tourisme forme globalement une synthèse entre la France créative et la France touristique. Logiquement, Paris, première destination touristique mondiale et plus grande agglomération de France, concentre plus du tiers des entreprises de l’échantillon, et l’Ile-de-France dans son ensemble accueille la moitié des entreprises innovant dans le tourisme.

Les entreprises innovantes sont ensuite concentrées dans les départements accueillant une métropole centre de l’économie créative et/ou fortement touristiques : le Rhône, avec la métropole lyonnaise, concentre 6% des entreprises, suivi par les Bouches-du-Rhône (Marseille-Aix-en-Provence), les Alpes-Maritimes (Nice, Cannes et la Côte d’Azur), la Loire Atlantique (Nantes), l’Hérault (Montpellier), le Nord (Lille) et la Gironde (Bordeaux). La Bretagne et la Normandie apparaissent également comme des territoires dynamiques en termes d’innovation.

Le croisement des cartes de la France créative et de la répartition de la population française révèle logiquement une corrélation forte entre densité de population et départements les plus innovants. Les plus fortes concentrations d’entreprises innovantes se situent dans les départements à forte densité de population, accueillant notamment plus de 2% des habitants grâce à de grandes agglomérations, avec en premier lieu l’Ile-de-France et le Grand Lyon.

L’Ile-de-France et Rhône-Alpes apparaissent ainsi comme des régions leaders en termes d’innovation, au global et dans le tourisme. PACA et Pays de la Loire sont particulièrement dynamiques en matière touristique, comparé à leur capacité d’innovation globale qui reste toutefois dans la moyenne haute des régions françaises.

L’écosystème de l’innovation

Au global, sur les 250 écosystèmes analysés en France, 80 accueillaient au moins une entreprise développant une innovation appliquée au secteur du tourisme. Même s’ils sont nombreux, ces écosystèmes affichent cependant une faible prévalence des acteurs du tourisme, qui représentent souvent moins de 5% des sociétés incubées après filtrage des entreprises actives dans le tourisme. Un incubateur d’envergure, le Welcome City Lab à Paris, porté par des acteurs publics et privés, est spécialisé dans le tourisme, et accueille chaque année, depuis deux ans, des promotions de 20 à 30 entreprises.

Secteurs ciblés par l’innovation

Les équipements et les loisirs sont les secteurs les plus ciblés par l’innovation, avec la création de nouvelles offres d’activités, ou d’aides à la visite dans les équipements, notamment culturels. ce qui relève du transport et des voyages ainsi que le domaine de l’hébergement représentent chacun près d’un tiers des innovations, s’expliquant en partie dans ces deux secteurs par la croissance de modes de consommation collaboratifs (covoiturage, échange d’hébergement, hébergement entre particuliers). La restauration apparaît en revanche comme plutôt moins concernée par les innovations développées.

Profil des innovations

Le profil des innovations développées montre une très nette prédominance des innovations de type marketing et de services dans le tourisme.La domination des innovations marketing révèle que la majorité des innovations correspondent à une nouvelle mise en marché d’une offre ou d’un service souvent préexistant.

Les innovations sociales et de tourisme durable ont une présence significative mais restent minoritaires : en dépit des nouvelles formes de voyages responsables, développées notamment par les agences de voyages, ainsi que l’introduction d’équipements écologiques dans l’hébergement et la restauration, il reste encore une forte marge de potentiel à développer.

Les innovations de produits concernent principalement des équipements de voyage pour les touristes (tels que la housse de valise avec logiciel Bibelib permettant d’en assurer la traçabilité) ou bien des infrastructures d’hébergement.

Les applications représentent plus d’un quart des innovations, révélant l’adaptation du tourisme aux nouveaux comportements des clients.

Le rapport disponible dans son intégralité : Innovations dans le tourisme, les perspectives

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