Ce que l’Accord de libre-échange continental africain signifie pour le continent

La phase opérationnelle de l’accord de zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) a été officiellement lancée lors du sommet de l’Union africaine (UA) au Niger, début juillet. Le Nigéria et le Bénin sont devenus signataires de l’accord, ce qui porte à 54 le nombre de signataires, mais il ne reste plus que l’Érythrée.

Le traité établit une zone de libre-échange qui permet aux pays membres de commercer les uns avec les autres sans droits de douane ni autres obstacles. Il représente un marché de plus de 1,2 milliard de personnes, dont le PIB combiné dépasse 3,4 milliards de dollars.

La phase opérationnelle de l’AfCFTA comprendra des négociations sur des questions douanières et commerciales importantes telles que les règles d’origine, les concessions tarifaires, les paiements et règlements, les obstacles non tarifaires et les informations commerciales. En outre, l’infrastructure physique nécessaire pour assurer la facilitation effective des échanges entre les États reste à mettre en place, ce qui pourrait prendre plusieurs années.

L’accord vise à éliminer les droits de douane sur le commerce intra-africain, à réduire le chômage, à développer le développement des infrastructures et à créer un environnement plus compétitif, mais durable, pour le commerce transfrontalier. L’accord engage les pays à supprimer les droits de douane sur 90% des biens, les tarifs sur les 10% restants des « articles sensibles » devant être supprimés ultérieurement. Les « éléments sensibles » peuvent différer selon chaque relation bilatérale.

Les droits et tarifs que l’on cherche finalement à éliminer sont les taxes perçues par les autorités douanières à la frontière lorsque les marchandises sont importées d’un pays à l’autre. Les droits d’accise perçus par un gouvernement sur les produits fabriqués localement ne devraient pas être affectés.

Etape importante

L’élargissement des flux commerciaux internationaux et régionaux a joué un rôle important dans la croissance rapide de l’Afrique au cours des dernières années. L’AfCFTA marque une nouvelle étape dans le renforcement de l’intégration régionale et la recherche d’une croissance plus forte et durable.

La Commission économique pour l’Afrique (CEA) a estimé que le commerce intra-africain devrait augmenter de 52,3% avec l’élimination des droits d’importation et ajouter 70 milliards de dollars au PIB du continent d’ici 2040. À l’heure actuelle, les échanges hors Afrique sont soumis à des tarifs imposé sur le commerce intra-africain.

L’AfCFTA entraînera des changements généralisés – les droits de douane n’affecteront plus les entreprises, les commerçants et les consommateurs africains. et des mécanismes seront mis en place pour aider les commerçants confrontés à des obstacles non tarifaires.

En outre, l’objectif est de préserver les communautés économiques régionales existantes en tant que composantes de base de l’AfCFTA. En tant que telle, l’Union des douanes de l’Afrique australe, la plus ancienne union douanière du monde (établie en 1910), facilitera la mise en œuvre de l’AfCFTA.

Source : What the African Continental Free Trade Area Agreement means for the continent

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